Biomasse

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DMG construit des installations d’énergie renouvelable clé-en-main utilisant des matériaux organiques, des résidus d’agro-forêts et des produits agricoles, dans le respect total de l’environnement grâce à l’utilisation de technologies et produits éco-durables.

DMG s’occupe de toutes les étapes nécessaires pour autoriser, construire et exploiter les installations d’énergie biomasse.

Les services proposés par DMG incluent :

  • Evaluation des sites et étude de faisabilité

  • Approvisionnement des matériaux

  • Processus d’autorisation

  • Evaluation financière

  • Planification du projet préliminaire et exécutive

  • Construction de l’installation 

  • Opération et Maintenance de l’installation

La biomasse est une source d’énergie renouvelable parce que la biomasse peut repousser après un laps de temps relativement court. A travers le processus de photosynthèse, la chlorophylle des plantes capte l’énergie du soleil en transformant le dioxyde de carbone contenu dans l’air et l’eau du sol en carbohydrates—polymères composés de carbone, d’hydrogène et d’oxygène. 

Quand ces carbohydrates sont brûlés, ils retournent à l’état de dioxyde de carbone et eau et libèrent l’énergie qu’ils ont captée du soleil. De cette manière, la biomasse fonctionne comme une sorte de batterie naturelle pour stocker l’énergie solaire. Tant que la biomasse est produite de manière éco-durable—en répondant aux besoins actuels sans diminuer les ressources ou la capacité de la terre à regénérer de la biomasse et à recapter le carbone—la batterie subsistera indéfiniment et fournira des sources d’énergie à faible teneur en carbone. Lorsqu’elle est bien mise en oeuvre, l’énergie biomasse est très bénéfique pour l’environnement—en réduisant en particulier de nombreux types de pollution de l’air ainsi que les émissions nettes de carbone. La biomasse peut être produite et exploitée de manière à protéger la qualité du sol, éviter l’érosion, et préserver l’habitat des animaux sauvages. Cependant, les bénéfices environnementaux de la biomasse dépendent du développement de ressources de biomasse bénéfiques en évitant les ressources nocives, ce qui suppose donc d’avoir des lignes de conduite qui distinguent bien entre les deux.

En plus de ses nombreux bénéfices environnementaux, la biomasse bénéfique apporte des sécurités en matière économique et énergétique. Produire ses carburants chez soi réduit le besoin d’importer des carburants fossiles d’autres états ou nations, réduit les dépenses et l’exposition aux ruptures d’approvisionnement. Beaucoup d’états qui importent du charbon d’autres états ou pays pourraient plutôt utiliser leurs ressources en biomasse locales.

Accélérer le développement de la biomasse permet aux fermiers et propriétaires de forêts de gagner de nouveaux marchés pour leur résidus de cultures, nouvelles cultures énergétiques et résidus de forêts—ainsi nous pourrions réduire substantiellement nos émissions de gaz à effet de serre.

TYPES DE BIOMASSE BENEFIQUE

La plupart des scientifiques pensent qu’une large part des ressources en biomasse sont “bénéfiques” parce que leur utilisation réduira clairement l’ensemble des émissions en carbone et apportera d’autres bénéfices. Parmi d’autres ressouces, la biomasse bénéfique inclut :

  1. les cultures énergétiques qui ne concurrencent pas les cultures vivrières

  2. les parties de résidus de cultures comme la paille de blé ou les cannes de maïs

  3. les résidus de bois et de forêts exploités de manière éco-durable, et

  4. les déchets municipaux et industriels propres.[3]

Cultures énergétiques
Les cultures énergétiques peuvent être mises en place dans les fermes dans des quantités potentiellement grandes et de manière à ne pas supplanter ou bien réduire la production alimentaire, par exemple en les installant sur des terres ou pâturages marginaux, ou bien en créant des doubles cultures fonctionnant par rotation avec les cultures vivrières. Les arbres et herbes originaires de la région même nécessitent souvent moins d’intrants synthétiques et comportent moins de risques de ruptures de l’agro-écosystème.

Résidus de cultures 
Selon les sols et l’inclinaison, une certaine part des résidus de cultures devrait être laissée dans le champ pour garantir une couverture contre les risques d’érosion et pour recycler les nutriments, mais dans la plupart des cas, une autre partie des résidus de culture peut être recueillie pour être utilisée comme énergie renouvelable d’une manière éco-durable. La transformation alimentaire produit elle aussi beaucoup de résidus utilisables.

Engrais
L’engrais issu du bétail ou de la volaille contient des nutriments exploitables et, avec une gestion appropriée, devrait faire partie intégrante de la gestion de la fertilité du sol. Là où cela est approprié, de l’engrais peut être transformé en énergie renouvelable à travers des digesteurs anaérobiques, la combustion ou la gazéification. Les digesteurs anaérobiques produisent du biogaz qui peut soit supplanter directement le gaz naturel ou propane, soit être brûlé pour générer de la bioénergie. Par exemple, les fermes laitières qui convertissent l’engrais de vache avec des digesteurs de méthane pour produire du biogaz peuvent utiliser le biogaz de trois façons (ou bien par des combinaisons d’utilisation).

La biomasse ligneuse
L’écorce, la sciure et autres dérivés du bûcheronnage et la fabrication de papier constituent actuellement la plus grande source de chaleur produite à partir de biomasse et d’électricité renouvelable; habituellement, les fabriques de bois, pâte et papier les utilisent à la fois pour la chaleur et l’électricité. De plus, les copeaux produits au cours de la fabrication de produits dérivés du bois ainsi que la boue organique (ou "liqueur") issue des fabriques de pâte et papier sont des ressources en biomasse.  Certains de ces “résidus de scieries” pourraient servir à des générations additionnelles d’électricité renouvelable.

Résidus de forêts
Il est important de laisser quelques sommets et branches d’arbres, et même des arbres morts, sur place après les récoltes forestières. En effet, les débris de bois bruts laissés sur la surface du sol permettent la régénération des nutriments, en particulier les débris de feuilles, branches et sommets; ils réduisent également l’érosion et fournissent un habitat aux invertébrés.

Traitement des forêts
Beaucoup de gestionnaires forestiers voient les nouveaux marchés de biomasse comme des opportunités pour améliorer les peuplements forestiers.Là où les marchés de papier traditionnel et bois nécessitent que les arbres répondent à un diamètre et une qualité spécifique, les marchés de biomasse paieront pour des matériaux inexploitables autrement, y compris les arbres morts, endommagés et de petit diamètre. Les recettes provenant de la vente de biomasse peuvent compenser entièrement ou partiellement le coût des traitements de gestion forestière requis pour éliminer les espèces envahissantes, libérer les arbres des couches inférieures, ou réduire les menaces d’incendie, bien que la science derrière la réduction des incendies est très complexe et spécifique à chaque site.

Plantations forestières à courte rotation
En de bonnes circonstances, les plantations forestières à courte rotation dédiées à la production d’énergie pourraient avoir un rôle à jouer. Ces plantations pourraient être soit replantées ou “recépées.” (Le recépage est une pratique qui consiste à couper certaines espèces proches du sol et les laisser repousser.) Le recépage permet aux arbres d’être récoltés tous les trois à huit ans, 20 à 30 ans avant de les replanter. 

Déchets urbains
Les gens génèrent des déchets de biomasse sous de nombreuses formes, y compris "les déchets ligneux urbains" (tels que brindilles, palettes de transport et restes de bois de construction propres et non traités) ou encore les déchets propres et biodégradables (papier non recyclable, nourriture, résidus de jardin, etc.).  De plus, le méthane peut être capté à partir des décharges ou produit pendant les opérations de traitement des eaux usées et utilisé pour la chaleur et l’électricité, en réduisant la pollution de l’air et les émissions de gaz à effet de serre.

CONVERTIR LA BIOMASSE EN BIoenergie

Il existe un certain nombre d’options technologiques à notre disposition pour utiliser divers types de biomasse comme source d’énergie renouvelable. Les technologies de conversion peuvent libérer l’énergie directement, sous forme de chaleur ou d’électricité, ou peuvent la convertir en une autre forme, tel qu’un biocarburant liquide ou un biogaz combustible. Alors que pour certains types de ressource en biomasse il peut y avoir un certain nombre d’options d’utilisation, pour d’autres il peut n’y avoir qu’une technologie appropriée.

CONVERSION THERMIQUE

Il existe des processus dans lesquels la chaleur est le mécanisme dominant pour convertir la biomasse en une autre forme chimique. Les alternatives de base de combustiontorréfaction, pyrolyse, et gazéification différent principalement par l’étendue dans laquelle les réactions chimiques impliquées peuvent se dérouler (principalement contrôlées par la disponibilité d’oxygène et la température de conversion).

Il existe un certain nombre d’autres processus moins communs, plus expérimentaux ou thermiques qui peuvent comporter des avantages, par exemple l’”hydrothermal upgrading” (HTU) et l’hydrotraitement. Certains d’entre eux ont été développés pour être utilisés sur la biomasse à teneur élevée en humidité, y compris les boues acqueuses, afin de les convertir en des formes plus appropriées. D’autres applications de conversion thermique sont la production combinée de chaleur et d’électricité (Combined Heat and Power : CHP) et la co-combustion. Dans une installation d’énergie biomasse typique, le rendement s’étend de 20 à 27%.

CONVERSION CHIMIQUE

Une variété de processus chimiques peuvent être utilisés pour convertir la biomasse en d’autres formes. Ainsi, il est possible de produire un carburant qui puisse être utilisé, transporté et stocké de manière plus pratique, ou d’exploiter quelque propriété du processus lui-même.

CONVERSION BIOCHIMIQUE

Comme la biomasse est un matériel naturel, de nombreux processus biochimiques hautement efficaces se sont développés naturellement pour briser les molécules dont la biomasse est constituée, et beaucoup de ces processus de conversion biochimiques peuvent être exploités.

La conversion biochimique emploie les enzymes des bactéries et autres micro-organismes pour briser la biomasse. Dans la plupart des cas, les micro-organismes sont utilisés pour réaliser le processus de conversion : la digestion anaérobique, la fermentation et le compostage. Un autre processus qui convertit les huiles végétables (déchets ou non) en biodiesel se nomme la transestérification.Une autre façon d’utiliser la biomasse consiste à briser les carbohydrates et les sucres simples pour produire de l’alcool. Cependant, ce processus n’est pas encore perfectionné. Les scientifiques recherchent encore les effets que comporte la conversion de la biomasse.